Parcoursup ou la chronique d'un avenir étudiant incertain

Choisy-le Roi, le 21 juin 2018

Le 13 juin 2018, le recteur de l’académie de Créteil, M. Daniel Auvernot, a réuni les fédérations de parents d’élèves, pour un premier bilan de Parcoursup.

 

Monsieur Auvernot se satisfait des premiers résultats nationaux mais malheureusement ne produit pas les chiffres de l’académie de Créteil, sous prétexte que ceux-ci bougent tous les jours et que l’on pourrait faire dire aux chiffres ce que l’on veut !


Selon lui, aucun département de notre académie n’est lésé, ni mis sur le banc de touche. Trois quarts des jeunes auraient une proposition, dont un tiers à Paris. Les lycéens n’ayant eu que des réponses négatives dès l’ouverture de Parcoursup, peuvent saisir la commission d’accès à l’enseignement supérieur (CAES), qui leur propose une place dans des filières proches où des places sont encore vacantes, ou bien, les renvoie auprès des CIO pour revoir leur orientation.
Le recteur a également annoncé l’ouverture de « prépaBTS » pour la rentrée. Ainsi, des jeunes avec un niveau « plus faible » pourront faire leur BTS en trois ans au lieu de deux.


La FCPE Val de Marne voudrait être aussi optimiste que monsieur le recteur. Mais il en est tout autrement. En effet, depuis le 22 mai, début de la réception des voeux pour les futurs étudiants :


• C’est l’angoisse pour eux et leurs familles d’attendre tous les jours si une place va se libérer parmi leurs voeux « prioritaires » et non parmi leurs voeux par « défaut ».


• C’est la colère de beaucoup de lycéens refoulés des écoles et universités de Paris pour rester « parqués » dans nos banlieues.
Même si le recteur explique qu’il n’y a pas de bonnes et de mauvaises facultés, il est tout de même constaté que pour la plupart le choix se limite à rester dans l’académie de Créteil.


• Ce ne sont que des cases proposées aux futurs bacheliers, dans l’objectif non pas de trouver une place pour chaque demandeur mais de leur faire au moins une proposition, même sans rapport avec leurs souhaits.


• On observe de très grandes disparités selon les filières quand nos représentants regardent les statistiques dans les lycées : les taux peuvent varier du simple au double, et bien sûr ce sont les filières professionnelles qui sont pénalisées.


Plus globalement, la FCPE Val de Marne dénonce :
• Un dispositif qui n’a que 22 000 nouvelles places à attribuer aux 65 000 étudiants supplémentaires attendus.


• La généralisation de la sélection dans les universités, avec des critères locaux et obscurs, des futurs bacheliers moins prioritaires s’ils ont déjà redoublé ou changé d’orientation, un tri sur le lycée d’origine.


• Une sélection apparemment scolaire mais qui est en réalité une sélection sociale.


• Une non-prise en compte des étudiants en situation de handicap.


• Une concurrence augmentée entre établissements et entre élèves … au plus grand bénéfice du secteur privé.


Les familles et les jeunes ne doivent pas attendre. Nous vous invitons à saisir la CAES, à faire appel aux dispositifs SOS Inscription et SOS rentrée :


Commission Académique d’Accès à l’Enseignement Supérieur (CAAES), toutes les informations en suivant ce lien :
http://www.ac-creteil.fr/cid130430/parcoursup-saisir-la-commission-academique-d-acces-a-l-enseignement-superieur.html


SOS Inscription :
http://sos-inscription.fr/
0 812 34 16 41


SOS Rentrée :
sdj@valdemarne.fr
0 800 24 94 94


Chaque jeune doit trouver la place qu’il aura choisie dans notre société !